✺ Le jardin de croissance

Mon idéal. Ma finalité. ⨀

Rappel

Cet espace n’est pas là pour donner des réponses toutes faites. C’est une exploration, un espace où je partage ce qui me construit et ce qui me questionne.

Mon but n’est pas de prouver quoi que ce soit, ni de prêcher une vérité absolue.

Mais si, en lisant ces mots, certaines choses résonnent en toi, alors peut-être que nos chemins ont quelque chose à s’apporter.

Mets une ambiance sonore 𝄫 et on y va.

Une vision globale de ce que signifie vivre pleinement pour moi

Mon temps est compté.

C'est dur de réaliser à quel point il passe vite, mais dans la mesure où je sais qu'il n'est pas infini, et au cours d'une introspection continue,

je pense aujourd'hui que la vision qui me permettra d'extraire le plus de qualité de ma vie,

et vers laquelle je tends à vouloir me rendre sans cesse,
même si ce n'est pas toujours simple,

est celle-ci.

Quand tout sera fini,

... quand il n’y aura plus rien à prouver, plus rien à atteindre, plus de “prochain objectif” à viser…

Qu’est-ce qui restera ?

Ce que j'ai fait.

Il y aura le nombre de cases que j’aurai cochées, les titres, les réussites et ce que les autres auront validé pour moi.

Inévitablement.

Le truc, c'est que...

C'est assez difficile de repérer à quel point ça ne nous nourrit pas tant qu'on ne le pense, alors que c'est bien le cas.

Ce n'est pas si solide, et assez vide : c'est factuel.

Donc j'essaye de m'en détacher.

Non pas parce que ce n'est pas important,
mais parce que c'est secondaire.

Une graine à planter dans chaque esprit ⨃

Ma vie n'a été qu'une succession de rencontres dont je suis profondément reconnaissant.

L'une d'entre elles a été révélatrice.

Elle m'a permis de comprendre que dans le présent, l'essentiel de ma vie peut avoir été pleinement vécu, et que le reste de celle-ci n'en était plus qu'un bonus.

Que le plus important était plus accessible que ce qu'on pense. Qu'il existait une dynamique de vie qui insuffle des sentiments de réalisation quotidiennement.

-- J'en parle dans une rando au bord de la mer, si ça t'intéresse. (6:18 à 7:37) --

Voilà ce qu'il faut en retenir.

Ce qui est primaire pour moi, c'est d'avoir dissocié la quête principale des quêtes secondaires.

Et que cette quête principale n'avait pas de fin. C'était un jeu infini : elle s'incarnait.

Son accomplissement ne pouvait être mesuré qu'à la fin d'une vie.

Qu'à elle seule, elle était source de proaction pour chacun d'entre nous.

Et qu'en cela, le reste n'était qu'un bonus.

Qu'est-ce qui comptera davantage que ce que j'aurais fait ?

C’est ce que j’aurai été.

Aka cette question vraiment oppressant de : qu'est-ce qui me donnera vraiment la sensation d’avoir vraiment vécu ma vie ?

Comment y répondre ?

Ou juste
C'est quoi la réponse ?

Elle nous ramène à

2 éléments qui m'ont aidé à adopter ce modèle : il faut définir cette réponse par nous-même, parce qu'il n'y en a pas de vraiment toute faite.

Et heureusement.

On est juste souvent tous d'accord sur la même chose :

Je ne veux pas arriver à la fin en me rendant compte que j’ai été spectateur de ma propre existence,
que j’ai laissé passer des choses que j’aurais dû saisir,
ou que je me suis raconté des histoires pour ne pas affronter ce que je voulais vraiment.

De mon côté,
ma réponse,
c'est celle-ci.

Ce que je veux être, ce que je veux avoir été

Quelqu’un de profondément libre.

Pas une liberté superficielle, mais celle qui se construit en profondeur :

La liberté qui se préserve : l'intégrité.
Qui reste fragile, car le vice existe.

Quelqu'un qui ne s'est pas posé de limites pour les mauvaises raisons (peurs, illégitimité, fermetures d'esprit, horizons inconnus)

et qui a soulevé le poids de cette liberté avec du courage et une foi inébranlable.

Quelqu'un qui n'a pas passé sa vie à consommer

Mais à se rediriger vers ce qui a été réellement nourrissant pour lui, en mettant un point d'importance à vivre une vie d'attention dans un monde dans lequel les distractions et la facilité aux plaisirs futiles et vides de sens prennent de la place.

En vue d'exister le plus possible avec des prédispositions à l'expérience optimale et à l'ouverture de l'esprit.

À la vie active et non passive.
Proactive et non réactive.

Quelqu’un qui a exploré.

Qui a su se décentrer assez de lui-même pour se plonger dans la découverte — Du monde, — Des autres, — Des idées.

Tout autant que pour pouvoir s'être exploré :

Intérieurement.
En omniscience.

Non pas en conflit,
mais en dialogues, en présence et en transparence avec les petites voix dans sa tête, son enfant intérieur et les individus extérieurs.

Quelqu’un qui a vécu avec intensité

Qui n’a pas laissé la routine l’endormir,
qui a su trouver de la nouveauté même dans l’ordinaire,
qui a su transformer le quotidien en une aventure.

Quelqu'un qui s'est mis dans les meilleures conditions pour accueillir le changement, et le valoriser,
Ainsi que pour déceler la nouveauté et l'extraordinaire.

Qui a su se saisir ou provoquer l'inattendu.

Pour créer, construire et expérimenter le plus possible.

Car l'expérience était la source de son propre chemin,
et de ses propres interprétations.

Quelqu’un qui n’a jamais cessé d’apprendre.

De garder cette curiosité intacte,
de se poser des questions.

et de se sentir petit :

Quelqu’un qui a apporté

Qui n'a jamais oublié que l'essence de toutes ses actions ne l'a jamais autant nourri que lorsqu'il a pris soin de donner une dimension collective à ce dans quoi il s'est engagé à faire, vivre, et créer.

Que sa vie a été en elle-même la réalisation d'une mission que chacun d'entre nous peut décider de porter, et qu'Evan Carmichael décrit comme être né pour servir.

Peu importe l’échelle.

Quelqu’un qui a su s’entourer et aimer

Et ne jamais mettre l'importance de cette condition spirituelle en second plan.

Tant dans sa façon d'aimer que de se partager aux personnes qui comptent pour lui,
d'être présent et de nourrir cette partie de sa vie.

L’idéal que je poursuis est une dynamique

Une zone de finalité active.
Un mouvement.
Une manière d’être.

C’est l’art de vivre en conscience,
de choisir avec lucidité,
d’accueillir le chaos et de lui donner du sens,
d’être en paix avec le fait de ne pas tout contrôler, mais de savoir que je contrôle ce qui est essentiel.

Je pense qu'une infinité de chemins nous amène à cette zone de finalité.
Qu'il y a tout un tas de choses à faire, à vivre, et que dans cette mesure, ces actions sont sensées,
car elles sont support à ce travail de conscience chronique.

Et que ça, ça doit vous appartenir.

Aujourd'hui, je suis encore loin de cette version de moi-même.

Mais elle est assez claire.
Et elle a du sens pour moi.

Si à la fin de ma vie
Je peux me dire que j'ai respecté ces règles,
Cette volonté-là.

Que dans mes choix et mes actions,
Mon parcours de vie

J'ai été,
Et j'ai agi de telle manière à pouvoir me définir ainsi,

Alors, je pourrais envoyer chier le monde et tout ce que je n'ai pas fait ou laissé derrière moi.

Parce qu'à ce moment-là,
Mon existence aura valu le coup.

Et qu'en cela, construire cet idéal prend compte de cette règle décisive : le voyage ne peut valoir le coup qu'en le vivant dès aujourd'hui.

Ma vie peut valoir le coup dès aujourd'hui.
Elle doit valoir le coup dès aujourd'hui.

La notion de voyage ne peut qu'exister qu'à travers cela.

Il y a toujours des hauts et des bas,
mais c'est ce que je cherche à incarner à long terme.
Je pense que cette vision évoluera forcément,
mais c'est ma destination actuelle.

Je veux pouvoir me retourner et être heureux d'avoir traversé un chemin qui n'était pas parfait, mais riche :

Je me donne les moyens de cette finalité.
Certaines choses s'incarnent dans le présent.
Certaines autres choses doivent être bâties.